Camille Chao

Promotion 2017 en Cinéma d’Animation 2D.

« Le dessin est en moi depuis que je suis toute petite. Je me suis dit, je vais faire de l‘animation« 

« de faire, plus tard, des films en tant que réalisatrice de court-métrage. Ce serait super. »

Lorsque maman est violoniste et papa pianiste, la voie est toute tracée : vous tombez dans la marmite et devenez musicien. Oui mais… Si la passion du dessin vous tenaille, vous optez pour une autre discipline artistique.

Passionnée, totalement investie dans son métier, Camille Chao a toujours baigné dans un univers artistique.

C’est ce qui est arrivé à Camille Chao, ( @Rin Ka’) qui a laissé de côté son hautbois et le conservatoire de Nantes. « Dans ma famille, on me poussait vers la musique, j’en ai eu un peu marre. C’est beaucoup de pression. Je me suis interrogée ! Le dessin est en moi depuis que je suis toute petite. Je me suis dit, je vais faire de l‘animation. J’en regardais beaucoup, je dessinais, je faisais de la BD, alors je me suis tout de suite spécialisée en arts appliqués au lycée.

Basée sur Nantes, elle s’est naturellement dirigée vers le l’Ecole Pivaut. « Je suis passé directement en tronc commun après un entretien avec Erwan Pivaut. La formation Cinéma d’Animation 2D (sic) me convenait très bien »

« La formation à Pivaut : c’était le pied ! »

Camille avait trouvé sa voie et s’est épanouie totalement ! « J’ai apprécié le tronc commun. Ensuite, avec la spécialisation full time animation tradi, j’ai réalisé un rêve de petite fille. Passez deux ans à faire, ça, c’était le pied ! »

Après son film de fin d’études « Ode », un stage en Irlande chez Cartoon Saloon, « une chouette expérience », son diplôme en poche, tout s’est enchainé très vite. « Je suis partie en résidence trois mois à Ciclic Animation à Vendôme. De fil en aiguille, je me suis installée à Valence dans la Drôme. Ensuite, j’ai pu travailler sur plein de projets et développer mes compétences. Disons que j’ai toujours été là au bon moment. C’est du non-stop depuis trois ans. »

Actuellement Camille collabore avec le studio Miyu à Valence. « C’est mon premier taf de superviseur d’animation sur un long métrage. Je suis ravie. »

Plus tard, elle n’exclut pas « de faire des films en tant que réalisatrice de court-métrage. Ce serait super. »

« C’est un métier passion »

Totalement immergée dans son métier, Camille Chao s’investit donc pleinement. « C’est un métier chronophage, qui demande beaucoup de rigueur et d’investissement surtout dans le milieu du court métrage. Je ne compte pas mes heures. »

Et d’adresser au passage un petit conseil aux futurs étudiants et professionnels. « Il faut savoir cultiver sa passion, faire des sacrifices, les contraintes économiques sont dures. Chaque dessin fait dans la journée est ultra important. Investissement et envie, ce sont les maîtres-mots. C’est un métier passion. C’est ma vision !

Une vision, un engagement total, qui ne l’empêche pas de se remémorer les bons moments passés à l’Ecole Pivaut. « En dernière année, on avait les clés de l’école. On pouvait travailler sur notre film toutes les nuits si on le voulait. Entre deux séances de boulot, Il y a eu des épisodes de détente : les raclettes et les parties de loup-garou à 3 heures du mat’, par exemple. Ce sont de supers souvenirs. »

Retrouvez le travail de Camille Chao :