Fahim Boukhelifa

Promotion 2006 en Cinéma d’animation 2D

Votre intégration dans le monde professionnel ? Ca été rapide…

Crédit image GO-N Productions

Fahim Boukhelifa, excelle dans la polyvalence (maitrise d’arts plastiques, diplôme de professeur des collèges à l’IUFM, animateur 2D, formateur) et s’investit avec un bel appétit dans son métier.

Fahim parlez-nous de votre cursus !

Après le bac, j’ai obtenu une maîtrise d’arts plastiques à Amiens.

J’ai connu l’École à travers un magasine qui s’appelait « Anime Land » dans lequel il y avait une publicité pour l’Ecole Pivaut. Le point commun entre Amiens et Nantes, c’est Jules Verne. Nous étions la 3e promotion de l’École Pivaut. Cela se déroulait sur trois années avec une année de mise à niveau en dessin narratif facultative puis une année de tronc commun, et deux années d’animation 2d. En même temps, j’étudiais à l’IUFM pour être professeur en collège au cas où je ne réussisse pas à l’Ecole Pivaut.

Voilà un parcours riche et plutôt original !

Oui. Ce n’était pas très facile. Mais cela s’est très bien passé.

La passion est nécessaire !

Quel statut avez-vous ?

Je suis intermittent depuis que je suis sorti de l’École Pivaut. Cela me convient bien.

Quelles sont les qualités nécessaires à l’exercice de votre métier ?

Dans un premier temps, il faut avoir conscience de l’investissement que cela représente. Il est nécessaire d’avoir une vraie envie de raconter des choses et être très patient. Il ne faut pas sous-estimer la charge de travail. La passion est nécessaire !

Avez-vous des conseils à donner aux futurs élèves de l’École Pivaut ?

Prendre du plaisir ! Ne pas hésiter à travailler en se faisant plaisir. Ne pas avoir peur de l’échec, être fier de ce qu’on va montrer ! Il y a de beaux projets que ce soit en 2D ou 3D, cela vaut vraiment le coup de se donner les moyens d’intégrer cette filière.

Crédit image GO-N Productions

Comment se sont déroulées vos études à Pivaut ?

C’était super ! J’étais dans une classe dynamique. Pour moi, cela changeait vraiment, je n’avais jamais imaginé une école comme Pivaut où on ne faisait que de l’animation. J’ai passé un bon moment. Il y avait la rigueur, le travail, un bon échange avec Erwan Pivaut. C’est le souvenir que j’en garde !

Votre intégration dans le monde professionnel ?

Cela a été rapide. J’avais envoyé des CV un peu partout pour trouver un stage. Je me suis retrouvé chez « 2 Minutes Animation » à Angoulême. Du coup, ce studio a pris contact avec l’École.  Je suis resté deux ans là-bas. Ensuite, je suis allé à Paris chez « Je suis bien content ». De fil en en aiguille, je me retrouve maintenant chez « Go-N Productions » à Paris en tant qu’animateur 2D. Je travaille aussi pour « La Factorie » où j’ai fait de la formation. Je forme des personnes qui ont l’intention de devenir animateur 2D. En clair, ils sont déjà embauchés sur une production et je leur explique comment on anime cette production. Je fais cela aussi pour quelques studios à Lille comme « Redfrog ». Je suis aussi intervenu à « Gobelins-École de l’image » et en début d’année chez Pivaut .

Comment imaginez-vous votre avenir professionnel ?

Je suis content de mon parcours professionnel, cela correspond à ce que j’imaginais. En matière d’évolution lorsqu’on est technicien d’animation, c’est compliqué d’envisager autre chose et notamment l’écriture. Même si je ne me suis pas encore donné les moyens pour aller vers cela, j’y pense. La réalisation aussi, c’est intéressant ! On verra avec le temps ! Clairement, la formation et l’enseignement me plaisent aussi beaucoup. Former des jeunes qui sont sur le marché du travail, c’est épanouissant.

Un dernier mot ?

Une curiosité : je ne suis pas sur les réseaux sociaux, je suis un peu à contre-courant. Je n’en ai jamais eu l’utilité. Je privilégie les rapports humains directs !