Louise Reynaud

Promotion 2017 en Animation 2D

« L’école Pivaut donne de très bonnes bases pour travailler professionnellement. »

Louise s’est tout de suite orientée vers son domaine de prédilection : le storyboard.
Le monde selon Kev – La chouette compagnie

Louise à suivi la section Animation 2D à l’école Pivaut de Nantes. Diplômée en 2017.
Voici son expérience et son avis sur son cursus dans notre école.

Comment en êtes-vous venue à choisir le cursus Animation 2D ?

J’ai commencé le dessin dans ma petite enfance pour imiter ma grande sœur. Je regardais des BD qui me donnaient envie de raconter mes propres histoires. J’avais une idée très vague des cursus possibles avec le dessin. On ne sait pas forcément quels métiers existent. Après mon bac ES, j’ai eu un entretien avec Erwan Pivaut qui a estimé que je pouvais faire la prépa de d’école en dessin narratif. Ensuite, j’ai passé le concours de l’Ecole Pivaut, cela s’est bien passé. J’ai opté pour la filière cinéma d’animation 2D de l’Ecole Pivaut.

Pourquoi avoir choisi l’Ecole Pivaut ?

Il y a des formations que je n’ai pas envisagées compte tenu du coût. L’Ecole Pivaut me semblait accessible financièrement tout en me proposant une formation de manière professionnelle. L’entretien a joué un rôle majeur dans le sens où j’ai apprécié ce rapport personnel pour m’orienter. C’était rassurant !

Que vous a apporté cette formation par rapport à ce que vous attendiez ?

L’école forme techniquement. L’arrivée d’Erwan Pivaut a la direction générale a permis à l’école de se transformer, de se moderniser. J’ai rencontré des personnes qui m’ont parlé d’autres écoles. En fait, Pivaut est vraiment à la page en matière de logiciels utilisés sur le terrain. C’est précieux ! On en pense ce qu’on veut, l’école donne une hygiène de travail et permet aussi de se constituer un réseau. Il n’y a pas de soucis, l’école donne de très bonnes bases pour travailler professionnellement.

Votre entrée dans le monde du travail ?

J’ai cherché dans le secteur qui m’intéresse vraiment : le story-board. Je me suis donné du temps. Fin 2017, j’ai commencé à Paris au studio « La Chouette animation » où j’ai bossé sur une série pour enfants « Le monde selon Kev » (52 x 13’), l’histoire d’un garçon qui fait des blagues à l’école. Il y a quelques éléments inspirés de la vie de Kev Adams mais globalement, c’est de la fiction.

En 2019, j’ai intégré « Method Animation » toujours à Paris, la ville où il y a le plus d’opportunités. C’était une chouette expérience sur la série « Miraculous Ladybug ».

Miraculous Ladybug – Méthod Animation

Et aujourd’hui ?

Actuellement, je collabore avec le studio « Les Armateurs ». Une très bonne maison de production qui a participé notamment au film « les triplettes de Belleville », présenté à Cannes en 2003. Au niveau de la progression personnelle, je suis en story-board sur la série « Runes ». C’est vraiment mon élément. J’ai enfin atteint ce que je cherchais.

A moyen terme ou à long terme, avez-vous une ambition particulière ?

J’ai des souhaits de créations, soit de séries ou de réalisation. J’ai l’envie de travailler sur du long-métrage toujours en story-board et puis peut-être un jour avoir une plus grande implication au niveau de l’écriture et de la direction artistique. Tout ce qui relève du développement, c’est intéressant !

Si vous aviez des conseils à donner à de futurs étudiants ? Quels seraient-ils ?

Ne pas négliger de matières ! Tout est précieux. Il faut aussi être bien conscient des conditions de travail dans l’animation.

Les qualités pour exercer votre métier ?

Savoir poser ses limites ! Ne pas imaginer qu’on va devenir le nouveau Miyazaki alors qu’on peut se retrouver à faire les décors de « Didou le lapin ».

L’animation c’est une industrie, il faut parfois en passer par l’aspect technique avant de s’épanouir totalement. Il faut savoir être humble.

Une série, un film d’animation de référence ?

Peut-être, le « Dernier Maitre de l’Air ».

Un dernier mot ?

Je commence à trouver une certaine forme d’épanouissement, c’est clair.