Une 10e édition au Centre culturel Bonnefoy
La Fête du court métrage célèbre en 2026 sa 10e édition et s’installe partout en France du jusqu’au 31 mars, avec une ambition intacte : rendre le court accessible au plus grand nombre. L’événement annonce près de 20 000 séances dans des cinémas, médiathèques et lieux culturels, confirmant son ampleur nationale et son rôle de vitrine pour les formes courtes. À Toulouse, Séquence Court-Métrage coordonne la manifestation et multiplie les rendez-vous, dont une journée très attendue au Centre culturel Bonnefoy, le dimanche 29 mars.
Au sein de cette programmation, la séance de 14h30 au Centre culturel Bonnefoy prend une place particulière : elle est annoncée gratuite, d’une durée d’environ 45 minutes, et suivie d’une rencontre avec les équipes des films. C’est dans ce cadre que Pivaut sera représentée par plusieurs films d’animation étudiants, au cœur d’une sélection pensée comme un zoom sur la création.

Trois courts métrages Pivaut et une rencontre avec les réalisateurs
Parmi les œuvres programmées, Cul d’Pat, Ikan Bilou et Les champs brûlent et le vent pique un peu concentrent l’attention. Trois films très différents dans leurs intentions, mais réunis par une même énergie de jeune création et par une volonté commune d’explorer le récit court en animation 2D avec personnalité. Cul d’Pat, signé par Augustin de Malliard, Paul Lejeune et Sibylle Goldet, suit un jeune scout rattrapé par la jalousie ; Ikan Bilou, d’Ambre Pineau, Gwendolyne Thio et Rayane Sebbar, joue davantage la carte de l’absurde et de l’uchronie poétique ; Les champs brûlent et le vent pique un peu, de Lys Levrel et Pierrick Dufust, déploie au contraire une sensibilité plus contemplative, au fil d’un matin doux et d’une volonté qui pousse son héroïne à partir.



Cette diversité dit beaucoup de la vitalité du court étudiant en animation : en quelques minutes, chaque film impose un ton, un univers, une respiration. Le format court devient ici un laboratoire d’écriture visuelle, où l’on teste autant le rythme que la mise en scène, l’émotion que la stylisation. À Bonnefoy, l’intérêt n’est pas seulement de voir des films terminés, mais aussi de mesurer comment une génération s’empare du médium pour raconter le doute, la jalousie, la quête de sens ou le rapport au monde avec des formes très identifiées.
Une journée pour passer de l’autre côté de l’écran
La projection de 14h30 ne sera pas un simple enchaînement de films. Dès 13h30, le Centre culturel Bonnefoy accueillera aussi une activité de tournage d’un film suédé, pensée comme un atelier de cinéma artisanal, ainsi qu’une séance de modèles vivants où des étudiants croqueront la journée jusqu’à 19h. Autrement dit, la Fête du court ne se contente pas de montrer des œuvres : elle invite le public à observer, dessiner, fabriquer et échanger.
Cette logique participative colle parfaitement à l’esprit de Séquence Court-Métrage, ambassadeur de longue date de la manifestation à Toulouse, qui multiplie les projections, rencontres et ateliers dans la ville. La séance de Bonnefoy s’inscrit ainsi dans un ensemble plus large où le court métrage devient un terrain de circulation entre les publics, les lieux et les pratiques. Pour les films Pivaut, c’est aussi l’occasion de quitter le cadre scolaire pour rencontrer un vrai public, en salle, dans des conditions qui donnent à l’animation étudiante toute sa légitimité de cinéma.