Frenchtoon Selection en Corée : Rémi Macia à l’honneur avec Distress

Le premier festival français de webtoon en Corée s’impose comme une vitrine inédite pour la création hexagonale . L’alumni Rémi Macia et sa série Distress seront parmi les projets français suivis pendant l’événement. La France exporte ses webtoons au festival corréen La Corée du Sud, berceau mondial du format webtoon, accueillera du 1er mars au…

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Le premier festival français de webtoon en Corée s’impose comme une vitrine inédite pour la création hexagonale . L’alumni Rémi Macia et sa série Distress seront parmi les projets français suivis pendant l’événement.

La France exporte ses webtoons au festival corréen

La Corée du Sud, berceau mondial du format webtoon, accueillera du 1er mars au 26 mai 2026 la toute première mise en lumière dédiée aux webtoons français, baptisée Frenchtoon Selection. Conçu en coopération avec le Service culturel de l’Ambassade de France en République de Corée et des partenaires coréens, le dispositif vise à présenter dix séries françaises sélectionnées au public coréen via la plateforme.

Les œuvres retenues seront mises en ligne et soumises au regard des lecteurs coréens et celles qui recueilleront le plus d’engouement se verront offrir un accompagnement (contrat, accompagnement pour serialisation) afin d’entrer plus solidement sur le marché coréen. Le festival marque une étape symbolique et stratégique dans les échanges culturels franco-coréens autour d’un format devenu central pour la bande dessinée numérique.

Coup de projecteur sur l’alumni Rémi Macia alias Toth M

Parmi les voix françaises représentées, l’auteur breton Rémi Macia plus connu sous le pseudonyme Toth-M, voit son travail gagner une visibilité internationale. Diplômé de Pivaut, il a rapidement fait le pari du webtoon avec sa série Distress, publiée sur des plateformes dédiées mais également portée en albums papier. Son univers, entre mythologie, monstres et romance, lui a valu une reconnaissance critique et un lectorat fidèle en France.

Rémi lui-même a relayé son enthousiasme autour de la Frenchtoon Selection, une opportunité pour un auteur formé initialement en animation de voir son format sérialisé confronté aux codes d’un marché qui a inventé le webtoon.

Un festival pour deux écosystèmes

La réussite de cette première édition dépendra autant de l’engouement autour des œuvres françaises que de la capacité des diffuseurs coréens à transformer l’attention locale en contrats et en pérennité éditoriale. Le festival s’appuie sur des acteurs coréens de la distribution numérique (notamment la plateforme Jaedam Shortz) pour offrir un réel parcours d’export : visibilité, tests auprès du public et potentiels accords de sérialisation. Pour des créateurs comme Rémi Macia, c’est l’occasion d’expérimenter une exposition aux attentes et aux usages d’un lectorat qui consomme la fiction en scroll vertical et en épisodes fréquents.

Au-delà du gain commercial, la Frenchtoon Selection a une portée symbolique : elle officialise la reconnaissance d’une création française de webtoons et dessine les contours d’un dialogue artistique entre deux traditions à la fois la bande dessinée franco-belge et le webtoon coréen, qui peuvent mutuellement s’enrichir. Pour un alumni d’une école d’animation comme Pivaut, c’est la preuve finale qu’un parcours formateur en image animée peut ouvrir des portes sur des marchés internationaux et contemporains.