Making of Akrapovic 21

Dans une zone périurbaine du sud-est de la France, la découverte d’un minerai bouleverse le quotidien d’une ville. Alors que son exploitation relance l’activité locale, des chercheurs observent en parallèle d’étranges changements sur la biodiversité. C’est dans cet environnement que Raoul et Batmane, deux adolescents, décident de s’introduire dans un laboratoire pour dérober un spécimen…

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Dans une zone périurbaine du sud-est de la France, la découverte d’un minerai bouleverse le quotidien d’une ville. Alors que son exploitation relance l’activité locale, des chercheurs observent en parallèle d’étranges changements sur la biodiversité. C’est dans cet environnement que Raoul et Batmane, deux adolescents, décident de s’introduire dans un laboratoire pour dérober un spécimen qu’ils espèrent revendre à un collectionneur. FicheTechniqueFestivals

Réalisé par Thomas Lhuillier, Victorine Huet, Matteo Iob-delaigues et Paul Mortier à l’occasion de leur diplôme de fin d’études en Cinéma d’Animation 2D à Pivaut, Akrapovic 21 développe un univers de science-fiction où paysages familiers, industrie et phénomènes inquiétants se rencontrent.

Une science-fiction ancrée dans un environnement familier

L’une des forces d’Akrapovic 21 réside dans son décor. Plutôt que d’imaginer un monde totalement futuriste, le film prend place dans un territoire reconnaissable : routes périphériques, zones boisées, infrastructures industrielles et paysages du sud-est de la France.

L’univers visuel repose sur un contraste fort entre nature et industrie. Les paysages périurbains et les zones d’exploitation se chargent progressivement d’une atmosphère plus sombre, dominée par des bleus profonds, des verts lumineux et des noirs très présents.

Cette palette installe une tension diffuse sans rompre avec le réalisme du décor. La science-fiction naît ainsi par petites touches : une lumière étrange dans le ciel, une zone industrielle isolée, un environnement naturel qui semble peu à peu transformé.

Des personnages pensés pour rester proches du réel

Raoul et Batmane sont au cœur du récit. Leur conception repose sur un important travail de recherche autour des silhouettes, des attitudes, des vêtements et des expressions.

Les premières pistes explorent différentes manières de les représenter, entre dessins au trait, recherches plus picturales et tests de poses. Progressivement, leur apparence se précise jusqu’à aboutir à des modèles plus simples et plus lisibles, adaptés à l’animation.

Leur design reste volontairement très quotidien. C’est justement ce contraste qui fonctionne : les personnages semblent appartenir à un environnement ordinaire, alors qu’ils se retrouvent confrontés à une situation de plus en plus étrange.

Le travail de conception passe également par des vues sous plusieurs angles afin de stabiliser les proportions, les vêtements et les volumes avant l’animation. dossier de production AKRAPOVIC…

Entre biodiversité, minerai et étrangeté

Le spécimen volé par les deux adolescents devient l’un des éléments les plus mystérieux du film.

Son apparence reprend des caractéristiques animales familières tout en développant un aspect beaucoup plus étrange, notamment grâce à une lumière verdâtre très présente. Cette même couleur se retrouve ensuite dans différents éléments de l’univers, comme si la transformation de la biodiversité contaminait peu à peu le paysage lui-même.

Le film joue ainsi sur une étrangeté progressive. Rien n’est immédiatement spectaculaire : ce sont plutôt des détails qui dérangent, des lueurs inhabituelles, un animal qui semble transformé ou des environnements qui deviennent de moins en moins rassurants.

Cette approche permet au projet de conserver une dimension crédible tout en installant une tension de science-fiction. Le quotidien reste identifiable, mais quelque chose semble clairement avoir changé.

De la recherche graphique à l’image finale

Toutes ces recherches finissent par converger dans une direction artistique cohérente : paysages nocturnes, atmosphères industrielles, personnages adolescents et touches lumineuses inhabituelles se répondent tout au long du film.

Les key arts permettent notamment de résumer cette identité visuelle. On y retrouve les deux protagonistes à moto, traversant des paysages industriels ou forestiers où la nuit occupe une place centrale.

Le contraste entre les personnages, très concrets, et les éléments plus mystérieux du décor renforce l’impression d’un monde familier en train de basculer doucement vers autre chose.

Techniquement, Akrapovic 21 est réalisé en animation 2D et dure 5 minutes 59 secondes. La production a mobilisé Toon Boom Harmony, Photoshop, After Effects et Premiere Pro. FicheTechniqueFestivals

La musique originale a été composée par Maïa Wibaux, tandis que les voix sont interprétées par Quentin Aveline, Lise Mortier, Achille Girard, Macéo Brulin et Mila Dinić.

Découvrir Akrapovic 21

Des premières recherches de personnages aux paysages industriels, en passant par la conception du spécimen et les ambiances nocturnes, Akrapovic 21 construit sa science-fiction à partir d’un environnement volontairement familier.

Le court métrage montre comment quelques éléments — une lumière inhabituelle, une créature, une zone industrielle ou une route plongée dans la nuit — peuvent suffire à transformer un paysage quotidien en territoire étrange et inquiétant.

Découvrez Akrapovic 21, le court métrage réalisé par Thomas Lhuillier, Victorine Huet, Matteo Iob-delaigues et Paul Mortier à Pivaut.