Making of Alwest

Dans le pays d’Omeray, pris dans des conflits politiques, une armée ennemie progresse peu à peu. Grégeois, haut fonctionnaire et père de famille, tente d’alerter le reste du territoire avant qu’il ne soit trop tard. Attaqué, il parvient à envoyer un dernier message magique à Hélèse, la cheffe du village où vivent ses enfants, Oriel…

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Dans le pays d’Omeray, pris dans des conflits politiques, une armée ennemie progresse peu à peu. Grégeois, haut fonctionnaire et père de famille, tente d’alerter le reste du territoire avant qu’il ne soit trop tard. Attaqué, il parvient à envoyer un dernier message magique à Hélèse, la cheffe du village où vivent ses enfants, Oriel et Daphnée.

Réalisé par Gabriel Tain, Rose Temporel, Matys Bueno, Lilit Abovian et Léo Gautier dans le cadre de leur diplôme de fin d’études en Cinéma d’Animation 2D à Pivaut, Alwest mêle aventure et fantastique autour de thèmes comme les liens familiaux, l’adaptation et la guerre.

Un récit fantastique porté par les liens familiaux

Au cœur d’Alwest, la guerre sert avant tout de contexte à une histoire centrée sur les relations humaines et familiales. La note d’intention met notamment en avant la puissance des liens affectifs et la manière dont les personnages réagissent face aux difficultés.

La figure du père occupe une place importante dans le récit. Grégeois, partagé entre ses responsabilités politiques et sa volonté de protéger ses enfants, tente jusqu’au dernier moment de prévenir le village du danger.

Face à cette menace, Oriel et Daphnée incarnent deux réactions différentes. Le frère et la sœur doivent quitter leur quotidien et affronter l’inconnu, tout en conservant le lien qui les unit. Le film s’intéresse ainsi autant à l’aventure qu’aux émotions provoquées par le départ, l’incertitude et la séparation.

L’histoire repose volontairement beaucoup sur les interactions non verbales : regards, silences, temps de réflexion ou gestes deviennent essentiels pour transmettre les émotions des personnages.

Construire un monde entre ville, village et grands espaces

La direction artistique d’Alwest cherche à construire un univers à la fois fantastique, coloré et suffisamment concret pour donner du poids aux événements du récit.

Les références distinguent plusieurs environnements majeurs. La ville est pensée comme un espace imposant et pesant, associé au pouvoir et aux tensions politiques. À l’inverse, le village est imaginé comme un lieu plus simple et chaleureux, tandis que les champs qui l’entourent ouvrent l’espace et accompagnent davantage l’idée d’aventure.

Cette opposition entre les lieux permet aussi d’accompagner les changements de ton du film : architecture monumentale, chemins de pierre, maisons, végétation et grands paysages donnent à chaque espace une identité propre.

Les décors ont été réalisés en peinture traditionnelle, dans l’objectif d’obtenir un rendu rétro proche des inspirations graphiques du projet.

Le travail sur la couleur participe également à la narration. Le colorscript fait évoluer les atmosphères au fil des séquences, en alternant notamment des teintes chaudes, lumineuses ou plus sombres selon les moments du récit.

Donner vie aux personnages

La conception des personnages occupe une place centrale dans le processus de création d’Alwest. Le film repose sur plusieurs figures aux rôles et tempéraments très différents, ce qui a nécessité de nombreuses recherches de silhouettes, de costumes, d’expressions et de poses.

Les designs cherchent à rester suffisamment simples pour faciliter l’animation, tout en donnant aux personnages une identité claire. La note technique précise que cette simplification permet notamment de consacrer davantage de temps aux expressions, aux émotions et aux détails superflus.

Les recherches montrent ainsi différentes étapes de développement : premières explorations graphiques, essais de vêtements et de palettes, vues sous plusieurs angles, études d’expressions puis poses destinées à mieux définir la gestuelle de chacun.

Oriel, Daphnée, Grégeois et les autres personnages sont progressivement affinés jusqu’à obtenir des modèles suffisamment cohérents pour être utilisés tout au long de la production.

Une animation entre semi-réalisme et expressivité

Pour l’animation, l’équipe a choisi de conserver une base semi-réaliste, tout en s’autorisant certaines déformations du mouvement et des proportions lorsque les émotions deviennent plus fortes.

L’objectif est de conserver la crédibilité des personnages tout en profitant de la liberté offerte par l’animation 2D. Les mouvements peuvent ainsi devenir plus poussés ou plus expressifs lorsque la scène le nécessite, sans rompre avec l’univers général du film.

La production mêle techniques numériques et traditionnelles. Le numérique est utilisé pour le clean de l’animation, la mise en couleur des personnages et certaines étapes de production, tandis que les layouts, les décors et les premières phases d’animation s’appuient aussi sur des médiums traditionnels.

D’une durée de 6 minutes 32 secondes, Alwest est réalisé en animation 2D avec Toon Boom Harmony 25 et After Effects.

La musique originale a été composée par Gabriel Tain. Le film comprend également des dialogues et des onomatopées, avec notamment Eva Chedozeau et Matys Bueno au casting voix indiqué dans la fiche technique.

L’ambiance sonore a également été pensée pour laisser une place importante aux sons naturels, comme le vent ou les feuillages, afin de renforcer l’immersion sans écraser les émotions des personnages.

Découvrir Alwest

Entre aventure fantastique, menace de guerre et liens familiaux, Alwest développe un univers où l’action laisse une place importante aux émotions et aux relations entre les personnages.

Des premières recherches graphiques aux décors peints, en passant par le character design, les poses et le travail sur la couleur, chaque étape contribue à construire un monde à la fois chaleureux, expressif et traversé par une tension grandissante.

Découvrez Alwest, le court-métrage réalisé par Gabriel Tain, Rose Temporel, Matys Bueno, Lilit Abovian et Léo Gautier à Pivaut.