Toth-M

Ancien étudiant en Animation 2D à l’École Pivaut, Toth-M est aujourd’hui auteur de bande dessinée chez Dupuis. De ses années de formation à la création de son webtoon Distress, découvrez son parcours, son univers et ses conseils aux futurs étudiants.

2019

Toth-M

de l’Animation 2D à la bande dessinée

Ancien étudiant de Pivaut, Rémi Macia, connu sous le nom de Toth-M, a suivi la formation Animation 2D de 2015 à 2019. Aujourd’hui auteur de bande dessinée chez Dupuis, il est notamment à l’origine de Distress, une série au format webtoon mêlant chasse aux monstres, loups-garous et univers queer dans les rues de Montréal.

Retour sur son parcours, ses années à Pivaut et ses premiers pas dans le monde professionnel.


Toth-M

Pourquoi avoir choisi la section Animation 2D ?

Ce qui m’a fait choisir l’animation, c’est avant tout une volonté de progresser en dessin, notamment dans la fluidité. Je savais que j’avais envie de faire de la bande dessinée, mais je sentais que la section Animation pouvait m’apporter quelque chose de différent, que je n’aurais pas pu expérimenter seul chez moi.

L’animation apporte une certaine rigueur et un véritable enseignement. J’ai commencé par la prépa en arrivant à Pivaut en 2015, car je sentais que je n’avais pas encore toutes les bases nécessaires pour intégrer directement le tronc commun. Je ne voulais pas être dépassé dans ma scolarité, alors j’ai choisi de passer d’abord par la prépa.

« L’animation m’a apporté une rigueur et un enseignement que je n’aurais pas pu expérimenter seul. »


Qu’est-ce que la formation Pivaut t’a apporté ?

Je dirais que la formation Pivaut m’a apporté beaucoup de confiance. On est entouré de personnes très talentueuses et cela pousse forcément vers le haut.

Elle m’a aussi apporté beaucoup de rigueur. J’étais un jeune artiste sans réelle structure dans ma manière de travailler et j’avais besoin d’être cadré. Je pense que l’école m’a apporté cela.

Les rencontres que j’y ai faites ont également été primordiales pour la suite de ma vie professionnelle. Je me suis fait des amis, des collègues et j’y ai rencontré mon milieu.

« Je me suis fait des amis, des collègues… J’y ai rencontré mon milieu. »

Comment s’est déroulée ta sortie de Pivaut ?

À la sortie de l’école, je suis allé au Festival d’Angoulême avec mon book sous le bras. Je me suis rendu sur le stand des éditeurs et j’ai demandé si je pouvais parler à quelqu’un.

La personne à qui je me suis adressé était éditeur chez Dupuis. Je lui ai montré mon travail et, quelques semaines plus tard, pendant le confinement, il m’a contacté.

C’est à partir de là que j’ai créé ma série Distress, éditée chez Dupuis, sur laquelle je travaille depuis quatre ans.

Quelle était ta matière préférée ?

L’illustration et le concept art. Ce sont des matières que j’aimais beaucoup parce qu’elles regroupaient un peu tout le reste.

C’était un travail de création à la fois très exigeant et très libérateur, parce que c’est là que l’on pouvait le mieux exprimer nos différences.

Webtoon Distress Toth-M

Quelques mots sur ton projet Distress ?

Distress, c’est une chasse aux monstres à Montréal, dans un univers queer avec des loups-garous.

J’ai une chance incroyable : j’ai signé une série qui va m’accompagner encore longtemps et qui est éditée en France, en Belgique, au Luxembourg et au Canada.

C’est un webtoon, une bande dessinée qui se lit en faisant défiler l’écran. C’est un format très intéressant et très différent de la narration que l’on a l’habitude de voir en France avec la bande dessinée papier.

« J’ai signé une série qui va m’accompagner encore longtemps. »

Quelles sont les qulités requises pour faire de la bande dessinée ?

Je dirais avant tout la rigueur, parce que c’est un métier solitaire. Personne ne va nous prendre par la main et aucune place définie ne nous attend. Il faut se créer sa place.

Il faut avoir confiance en soi, mais pas trop non plus, pour être capable de remettre certaines choses en question dans son histoire. Il faut accepter d’avoir encore une marge de progression et le droit à l’erreur.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

C’est avant tout le fait d’être seul et d’être, globalement, le maître de mon propre bateau.

J’ai la main sur mon projet, je peux prendre mes décisions et ça, c’est quelque chose d’incroyable.

« Je suis le maître de mon propre bateau. »


Un conseil pour les futurs étudiants ?

Je dirais que si l’on vient à l’école, c’est pour travailler dur, apprendre à être critique envers soi-même, gagner en confiance, créer des contacts, mais surtout se remettre en question.

Le côté très exigeant et travailleur de Pivaut est extrêmement positif : on arrive dans le monde professionnel avec une capacité de travail remarquable.


🎥 Découvrez l’interview de Toth-M en vidéo sur YouTube

📱 Suivez Toth-M sur Instagram

📖 Découvrez Distress sur Webtoon et plongez dans son univers peuplé de monstres et de loups-garous, au cœur de Montréal.